On achève bien le sport à Béjaïa et ailleurs !

C’est en tout cas le constat qu’on serait contraint de rendre au vu de ce qui se fait sur place pour de nombreuses disciplines, hors football, qui ont de bons disciples, mais de mauvaises prises en charge.

Si l’on évoque le volley-ball, Béjaïa est aujourd’hui considérée comme la « Mecque » de cette discipline. Elle fournit l’ensemble de l’encadrement technique et la quasi totalité des athlètes de toutes les catégories. Comment dès lors ne pas avantager cette région en lui attribuant une infrastructure adéquate où les équipes nationales se regrouperont continuellement, et en non stop.

On ne se contente pas de réduire les moyens financiers des équipes, le MBB, ASWB, NCB, OEK et le SOK en l’occurrence, et de les étouffer. C’est le seul terrain de la région, qui est programmé pour des travaux à l’ouverture de la saison. La salle bleue est fermée pour travaux alors qu’on s’apprête à jouer le championnat. Ces travaux auraient pu être programmés lors des grandes vacances surtout qu’il s’agit de la toiture. La natation béjaouie est en éveil, car à l’exception du MCA et de l’USMA qui dominent les seniors, toutes les petites catégories émergent sans les clubs béjaouis qui prendront le relais sans peur. Aussi, on a attendu le moment de l’entame de la saison pour démonter cette piscine et mettre au « chômage » les nageurs. Contrairement au volley-ball avec lequel on peut s’entraîner à l’air libre, en natation,la piscine est indispensable, elle représente le gros de l’entraînement.

Athlétisme : L’IRBSET, ECB, l’OB…que de clubs qui montent et qui classent la wilaya au deuxième rang national, alors qu’aucun stade d’athlétisme ne figure au programme de la wilaya. Ce n’est que récemment qu’il a été décidé d’inscrire à Souk El Tenine une infrastructure. Entre temps, nombreux grands champions d’Algérie et même d’Afrique ne trouvent pas de lieu où s’entraîner. Quant à leurs « primes » autant ne pas les évoquer, car l’athlétisme à Béjaïa est un sport non pas mineur, mais pauvre !

Handball : voilà une discipline qui est pratiquée par plus de 1 000 athlètes, la ligue travaille d’arrache-pied pour la promouvoir. Résultat, rien de probant ; motif : absence délibérée de construire un grand club dans la vallée de la Soummam. Surtout que par le passé, le HCB a bien prouvé qu’il était en mesure de jouer ce rôle. On l’a endetté et achevé au point où actuellement, il est descendu de l’excellence et est réduit à sa simple expression en ligue de wilaya. Une descente vertigineuse. L’US Tichy qui tente de prendre le relais ou la JS Awzellaguen, même au regard de quelques moyens que l’on leur a attribués ne pourront jamais se heurter à des équipes les plus huppées et mieux lotis. Que peuvent-elles donc y faire, sinon de constater les dégâts et prendre leur mal en patience.

Ces quatre disciplines énumérées sont vraiment un vivier local, et une pépinière qui foisonne de champions et surtout de cadres de haut niveau. Ces derniers sont prêts à faire office d’école pour peu que les pouvoirs publics les remettent en salle, les dotent de moyens adéquats et d’une direction qui soit à leur écoute. B. M.

La Nouvelles république du 12-11-2007

Publié par Nadir